Halloween, Toussaint, fidèles défunts : que fêtons-nous ?
Entre citrouilles et chrysanthèmes, comprendre pour mieux prier.
Ce samedi 31 octobre, un peu partout, les fêtes d’Halloween se multiplient dans une convivialité bon enfant. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, grands et petits, déguisés, vont sonner chez les voisins dont les maisons ont été décorées pour l’occasion de toiles d’araignées et autres citrouilles grimaçantes. En tant que chrétiens, nous ne célébrons évidemment pas les esprits maléfiques, les sorcières et les revenants. En revanche, pourquoi ne pas en profiter pour passer du temps en famille et entre amis ? Samedi 31 octobre, de 14 heures 30 à 16 heures 30, le Centre spirituel du Cents organise une grande fête pour les enfants. Ceux-ci sont invités à venir déguisés en leur Saint préféré, pour une après-midi de jeux et de joie.
Le lendemain d’Halloween (All Hallows' Eve, en anglais, signifie « veille de tous les saints ») nous célébrons la Toussaint. Cette belle fête est née dès les débuts du christianisme pour célébrer d’abord les martyrs. Elle est alors fêtée le premier dimanche après la Pentecôte, date conservée d’ailleurs par les Églises orientales. En 830, le pape Grégoire III déplace la date de la Toussaint au 1er novembre et, en 835, son successeur Grégoire IV conseille à Louis Le Pieux, empereur carolingien, de l’imposer dans tout l’empire. L’objectif ? Transformer en fête chrétienne la célébration celte de Samain, qui marquait à la fois la fin des récoltes, le début de la nouvelle année et l'ouverture, au cours de la nuit, d'une porte entre notre monde et celui des esprits. Ce qu’il reste de Samain se retrouve dans Halloween mais désormais, le 1er novembre, l’Église honore la foule innombrable de tous ceux, célèbres ou anonymes, qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.
Enfin, le 2 novembre, depuis les débuts de l’an 1000, nous commémorons tous les fidèles défunts. Le 2 novembre n’étant plus un jour férié, la bénédiction des tombes est généralement organisée après la messe de la Toussaint. C’est l’occasion de fleurir les cimetières et de prier pour le repos des âmes chrétiennes.
La famille ne se détruit pas, elle se transforme.
Une part d'elle va dans l'invisible.
On croit que la mort est une absence quand elle est une présence secrète.
On croit qu'elle crée une infinie distance alors qu'elle supprime toute distance en ramenant à l'esprit ce qui se localisait dans la chair.
Plus il y a d'êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d'attaches célestes.
Le ciel n'est plus alors uniquement peuplé d'anges, de saints inconnus et du Dieu mystérieux : il devient familier.
C'est la maison de famille, la maison en son étage supérieur, si je puis dire.
Et du haut en bas, le souvenir, les secours, les appels se répondent.Père Antonin Sertillanges O.P. (1863-1948)
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