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Congrès Mission : quand les laïcs s’emparent de l’évangélisation

Les organisateurs du Congrès Mission à Bruxelles ont présenté un concept qui pourrait s’exporter au Luxembourg.

Imaginez, le temps d’un week-end, toutes les initiatives d’Église réunies en un même lieu. Au même endroit, retrouvez les organisateurs d’activités pour les jeunes, de veillées d’adoration, de soirées pop-louange, de petits-déjeuners pour les sans-abris, ceux qui osent l’évangélisation de rue, qui proposent de la catéchèse pour les tout-petits, ceux qui se retrouvent pour prier en petits groupes toutes les semaines ou ont un rendez-vous en ligne pour le chapelet, ceux qui proposent des formations ou des témoignages, ceux qui fabriquent des chapelets à distribuer et ceux qui animent les chants à la messe… bref, tous ceux qui œuvrent, parfois dans l’ombre, pour transmettre le message du Christ.

Vous en rêvez ? Ils l’ont fait ! Bosco et Annonciade d’Otreppe et leur équipe ont déjà organisé deux « Congrès Mission » à Bruxelles, en 2022 et 2024. Invités par le Theobar, ils ont expliqué le concept et la méthode.

Bien plus qu’un congrès comme on le conçoit habituellement, le Congrès Mission relève davantage de la pépinière ou du salon de l’évangélisation. « L’objectif, explique Annonciade, est de susciter l’enthousiasme, de donner des clés concrètes et de créer un réseau missionnaire. » Avec une caractéristique essentielle sur laquelle Bosco et elle insistent : « Un Congrès Mission est organisé à 100% par des laïcs bénévoles. Il s’agit d’un événement ecclésial mais non clérical, prophétique pour notre temps. »

L’objectif est simple : aider à proposer l’Évangile partout et à tout le monde, en paroisse, dans l’école, à l’hôpital, dans le monde rural, par la culture… « Nous ne parlons pas de sujets sociétaux, insiste Bosco. Uniquement du Christ. »

En pratique, le Congrès commence par une grande veillée le vendredi soir. Le samedi et le dimanche, tables rondes, ateliers, séances plénières se succèdent. « Tous les participants ne peuvent pas participer à tout, remarque le jeune ménage, et c’est bien ! Il faut qu’ils aient la vision de tout ce qui existe pour avoir le courage de lancer une initiative. » Les ateliers doivent donner des clés extrêmement pratiques : pour organiser une procession, une visite guidée inspirante de mon église ou une soirée cinéma, de quel micro ai-je besoin, de combien de chaises, de quel équipement technique…

En Belgique, quand l’équipe du Congrès Mission est allée présenter son projet aux évêques, ceux-ci n’ont eu qu’une exigence : le bilinguisme, pour montrer que l’Église fait l’unité. Chez nous, ce serait un minimum, mais l’expérience belge montre que c’est faisable.

Après la présentation, Bosco et Annonciade sont encore restés longuement pour répondre aux questions et rencontrer de nombreuses personnes motivées par leur exemple. Alors, à quand un Congrès Mission au Luxembourg ?

Si le projet Congrès Mission vous intéresse, n’hésitez pas à envoyer un email au Theobar, qui vous mettra en contact avec Bosco et Annonciade d’Otreppe.

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