Soutenir la présence chrétienne sur les lieux de la vie du Christ
Carnet de pèlerinage, chapitre 1 : En rentrant de Jérusalem
La situation de la Terre sainte est incompréhensible. « Ce que nous vivons aujourd’hui est de l’ordre du mystère du mal, constate Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre sainte Magazine. Mais le mal est vaincu car le Christ est ressuscité ! Et cette situation nous invite à déployer d’autant plus de bien, de toutes sortes de manières, d’autant plus de beau, d’autant plus de foi, d’autant plus de confiance et d’espérance. » Abandonnons donc l’idée de comprendre, qui pourrait nous faire entrer en tentation de prendre parti pour l’un ou l’autre camp. « Nous devons porter en Christ les deux communautés, israélienne et palestinienne » dit Sœur Valentina Sala, supérieure provinciale de la congrégation de Saint-Joseph de l'Apparition.
Porter en Christ les peuples ennemis. Depuis un siècle, la terre qui a vu naître le Prince de la Paix est un théâtre de conflit et ces populations, liées par l’histoire, la géographie et un profond amour pour cette terre, se déchirent. Entre les deux, en première ligne pour les « porter en Christ », les chrétiens de Terre sainte ne sont sans doute plus que 1% des habitants. « La communauté chrétienne est en partie écrasée, certes, mais pas anéantie, insiste Marie-Armelle. Un risque pèse sur elle, celui de voir une partie de la communauté migrer. Mais il y a des gens remarquables qui, de toutes sortes de manières, tiennent la baraque de la foi et continuent de veiller. » De l’avis général, si la présence chrétienne disparaissait de la Terre sainte, le chaos serait total.
Ne pas laisser seuls les chrétiens de Terre sainte
J’ai rencontré à Jérusalem et à Bethléem quelques-unes de ces personnes exceptionnelles -je vous les ferai découvrir au fil des semaines qui viennent- et toutes insistent sur leur besoin vital de revoir des pèlerins. Pourquoi est-ce si important de revenir en pèlerinage ? Bien sûr il y a l’aspect économique. Bethléem, par exemple, qui vivait essentiellement du tourisme, est aujourd’hui une ville morte. Mais ne restons pas à ce niveau. « Ce qui nous fait le plus souffrir, c’est la solitude, explique sœur Valentina. L’absence des pèlerins est un problème de communion. »
Ici la chrétienté est blessée, en danger, fragilisée mais elle restera. La Terre sainte ne sera jamais le musée du christianisme, car elle est le lieu de l’Incarnation. Le Christ a vécu en ces lieux et nous pouvons marcher sur Ses traces. « Nous avons en Terre sainte d’excellents professionnels qui sont capables d’organiser des pèlerinages parfaitement sûrs, insiste le père Miguel Perez Jimenez, prêtre de la Paroisse de Rafidia, en Palestine. C’est l’occasion de porter la Croix et de vivre la Résurrection. » Au Saint-Sépulcre, on célèbre tous les jours la messe de la Résurrection. Là est la source du Salut, nulle part ailleurs dans le monde, et c’est le moment d’aller y puiser.
« Nous ne sommes pas les gardiens d’un tombeau vide, nous sommes les témoins du vide du tombeau. »
Nous publierons chaque semaine un nouveau chapitre de ce « Carnet de pèlerinage » issu de rencontres en Terre sainte. La réception par le chanoine Claude Bache des insignes de chanoine honoraire du Saint-Sépulcre a en effet été l’occasion d’un pèlerinage de trois jours pour notre archevêque, le cardinal Jean-Claude Hollerich, et pour une dizaine de fidèles du diocèse, dont l’auteur de ces lignes.
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Gros titres
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Soutenir la présence chrétienne sur les lieux de la vie du Christ
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